Et si Philippe Villin, en se lançant dans la finance, voulait devenir l'anti-Alain Minc ? Pour le détrôner, bien entendu. Une autre variante, dans l'univers feutré des holdings et des boutiques d'affaires, du duel Chirac-Balladur : Villin encense le premier, Minc ne cache pas son inclination pour le second. Le bouillant ex-patron du Figaro - mais il claironne qu'il redeviendra incontournable quand le titre phare de Robert Hersant sera enfin à vendre - se déclare banquier d'affaires, chargé de conseiller des opérations de fusions et acquisitions. Associé d'Eurofin et Cie, une société en commandite créée pour la cause, aux côtés de Claude Pierre-Brossolette, ancienne éminence du septennat giscardien, Philippe Villin reste fidèle à son ambition débordante : Pour moi, le banquier d'affaires est un stratège. Cet art, il veut l'exercer au sommet, lui qui se flatte d'appeler par leur prénom un nombre impressionnant de grands patrons.
Un privilège qu'il dispute là encore à Minc Alain. A tout juste 40 ans, après dix années chez Hersant, l'énarque, inspecteur des finances, assure que sa reconversion se déroule bien. Entre un exposé sur la situation politique française présenté au petit déjeuner à Marc Fournier, accompagné de la direction de la Navigation mixte, et un repas avec Philippe Jaffré, cet homme à la téléphonite aigu« se donne des airs d' établi de la haute finance : Je suis complètement dans l'establishment, mais je suis complètement libre de l'establishment.
Jean-Baptiste Jacquin

Le fabricant américain de téléphones mobiles reconnaît qu'un déficit d'innovation est en partie à l'origine de ses malheurs. Alain Mutricy, vice-président en charge des choix technologiques chez Motorola, détaille pour Lexpansion.com ses plans pour relancer la marque.
Ce moteur passe au crible tous les avis émis sur un produit, qu'ils émanent d'internautes lambda ou d'experts, avant de lui accorder une note: sa cote d'amour Internet, en quelque sorte.
Hewlett-Packard envisage de fermer cinq agences commerciales en France et de proposer aux salariés de travailler à domicile. Les syndicats s'alarment.
Le nippo-suédois à qui tout réussissait n'a plus la cote. Son bénéfice plonge de 97%. 2000 emplois seront supprimés.
Teva Pharmaceutical va acquérir son concurrent américain Barr Pharmaceuticals pour près de 4,7 milliards d'euros.
C'est le septième trimestre consécutif dans le rouge.