Les Etats-Unis financent le développement d'un logiciel capable de détecter les opinions exprimées contre eux dans des articles de presse parus à l'étranger. Une arme dans la lutte anti-terroriste qui inquiète les associations de défense des libertés.
S'il n'était pas question de sûreté nationale, cela se résumerait à une bonne crise de parano. Soucieux de protéger leur territoire, les Etats-Unis financent depuis l'été le développement d'un logiciel capable d'analyser les opinions exprimées sur eux dans les journaux ou d'autres publications à l'étranger, et bien sûr Internet. Le but : jauger la dangerosité de ces propos pour déceler le plus tôt possible les menaces qui pèsent sur un pays en guerre contre le terrorisme. Trois universités américaines – Pittsburgh, Cornell et Utah – ont reçu du ministère de la Sécurité intérieure une enveloppe de 2,4 millions de dollars sur trois ans. « Leur objectif est de développer des logiciels plus simples et plus efficaces, des algorithmes et des architectures mathématiques pour qu'ils soient utilisés dans une vaste gamme d'applications informatiques », explique Christophe Kelly, un porte-parole du ministère. Mais la mise au point pourrait prendre des années.
Théoriquement, le programme pourra distinguer chaque nuance d'un article, de la haine à l'admiration. Un véritable défi pour les scientifiques qui s'essayent depuis des décennies à l'analyse informatique du langage humain et des sentiments. Pour s'aguerrir, l'université de Pittsburgh confrontera donc son logiciel à plus 270.000 articles parus entre juin 2001 et mai 2002 qui évoquent plusieurs sujets chauds, comme les discours de Georges Bush sur l'axe du mal, les détentions de détenus à Guantanamo, la ratification du protocole de Kyoto… Une fois sa fiabilité assurée, le logiciel notera chaque opinion détectée dans la presse. Un article clairement anti-américain pourra ainsi se retrouver rapidement sur le bureau des officiels.
Mais le système ne se limitera pas à cette classification au coup par coup. En principe, le gouvernement américain pourra aussi sélectionner dans les archives toutes les données d'une source précise, qu'il s'agisse d'un forum de discussions, d'un organe de presse (180 dans le monde sont analysés pour l'instant)… ou d'un journaliste. Ce qui ne manque pas de susciter la polémique chez les associations de défense des libertés de la presse, qui craignent de voir certains journalistes catalogués « anti-patriotes ». La loi interdit de constituer des données personnelles sur des citoyens américains, rétorque le ministère. En revanche, rien n'interdit les journalistes étrangers et, plus largement, toute parution, y compris américaine, d'être la cible du futur Big Brother de la revue de presse.

L'échec de sa fusion avec TeliaSonera n'empêche pas Orange de poursuivre sa politique de croissance externe. L'opérateur vient d'annoncer avoir remporté pour 51 millions d'euros...
« Ils s'appellent Martin, Mia, Victor et Yasmine; ils ont 20 ans dans la France d'aujourd'hui ». La chaine de télévision Arte vient d'entamer la diffusion d'une série, le « Twenty...
A l'occasion de la conférence Salesforce.com Live organisée à Paris le 7 octobre 2008, Laurent Lasserre, directeur de Google Entreprise France faite le point sur l'offre professionnelle...
Pour faire face à la compétition de My Yahoo, iGoogle et Cie, le service de pages d'accueil personnalisées Netvibes vient de conclure un partenariat avec le géant Rambler, un...
Près de cinq ans après les premiers tests de Lagardère avec VirginMega, c'est au tour de Free-Hotspot.com, un opérateur alternatif spécialisé dans les réseaux sans-fil d'annoncer...
« Une fois sa fiabilité assurée, le logiciel notera chaque opinion détectée dans la presse. Un article clairement anti-américain pourra ainsi se retrouver rapidement sur le bureau des officiels. » Amis de la grammaire, retenez juste la première phrase : le logiciel en question, il va noter seulement ce qu’il est parvenu à détecter, à comprendre, (et donc le logiciel est bancal) ? ou toutes les opinions sans exception (et le logiciel est intelligent) ? Flottement en partie due à la propriété du déterminant indéfini « chaque », qui est distributif, et donc potentiellement exclusif, ainsi l’ellipse « chaque opinion qui aurait été détectée. » s’insère facilement. Dans un contexte d’incertitude la phrase aurait ce sens, mais là, avec « fiabilité assurée », le mot « détection » n’a plus la signification de recherche compliquée ou risquée, du type « détecteur de métaux / de mine / de mensonge... ». Bref, le jour où un logiciel se livre à cet essai grammatical pour « jauger », « distinguer » les « nuances », et bien, ce « futur Big Brother » sera près de chez vous. Il serait en mesure de pointer les « anti », d’extraire le nom de l’auteur ou le débusquer grâce à une analyse stylométrique, de recouper ses articles pour établir un profil type de l’organisation et de ses auteurs, puis de... Pour l’heure, cette technologie n’en est pas du tout là (pour preuve : 2,4 millions de dollars), le logiciel devrait être aussi performant que la recherche sur votre moteur de recherche favori, c’est-à-dire cantonné à des « ces méchants américains », « les gentils terroristes » améliorés, et il faudra la patiente lecture de dizaines de Winston (le héros de 1984) pour comme lui, reprendre les articles. La deuxième phrase donne la solution du problème, la question n’est pas tant d’archiver toute la presse, cataloguée en « anti » et « pro », ce qui est déjà très préoccupant, c’est que le logiciel fonctionne grossièrement, filtre au cutter, que des décideurs agissent sur le seul fait d’un disc
Sébastien, D'après toi, l'anti-americanisme est la cause de toutes ces mesures de défenses américaines, et non vice versa. En y croyant tes propos, il faut arrêter de critiquer et lècher le cul des grands pour qu'ils arrêtent de nous bousculer. Objectivement la super puissance n'a pas besoin de ta sympathie, puisqu'elle même ne sait pas gèrer son humanisme vis à vis des peuples étrangers, ou même de son propre territoire. Si tu veux les comprendre plus, va écrire un livre sur comment ils sont en guerre contre un pays après l'autre et ce, systèmatiquement depuis la guerre de Corée dans les années 50. Ou la merde qu'ils ont infligés aux indigènes pour obtenir leur droit au territoire américain dans les annnées 1700. Ou encore comment la guerre contre le terrorisme est une réplique exacte du modèle de la guerre contre le communisme d'il y a pas longtemps. Dans tous les cas, je suis touché pas ton humanisme Sébastien.
Cette decision est regrettable mais n'oublions pas que plus l'anti americanisme primitif se maniste et plus les USA se protegeront a n'importe quel prix; moralite, arretons de tjrs les critiquer et essayons objectivement de faire ressortir ce qu'il on de mieux et de les comprendre plus, sinon nous n'aurons que ce que nous meritons AUSSI!
vive la liberte d expression ,
Vous allez être fichés maintenant avec vos réactions subversives ;)
C est 1 984 + la Destinee Manifeste ! Comment un pays presque normal peut il se transformer en asile,...
La presente administration, enlisee en Irak et en Afghanistan et aux prises avec des scandales a repetition, semble assez desesperee pour justifier pietiner les libertes individuelles dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. Proteger les agents de la CIA pratiquant la torture, deporter des suspects vers des pays ayant des services secrets moins enclins a respecter la convention de Geneve et limiter Habeas Corpus ressemblent fort a du deja vu en Allemagne duant les annees 30
bon moyen de subventionner les universites bien dociles...et de cataloguer les anti-Bush. si a la premiere election, Bush fut improprement elu, helas a la seconde il le fut sans ambiguite : le peuple americain US n'a que ce qu'il merite!