Le ministre de la justice d'un Land allemand voulait faire porter un bracelet électronique aux chômeurs longue durée. Avant de se rétracter, devant le tollé suscité par sa proposition.
Le chômeur est au mieux un paresseux, au pire un délinquant : c'est cette philosophie qui, semble-t-il, sous-tend la proposition faite en catimini par le ministre de la justice du Land allemand de Hesse. Le 10 mars dernier, Christean Wagner a en effet suggéré, sur le site web de son ministère, que les chômeurs de longue durée portent au pied un « bracelet électronique ». En effet, écrivait-il, « beaucoup d'entre eux ont perdu l'habitude de vivre à des heures normales et compromettent ainsi leurs chances de travailler ou de se former. Leur surveillance (...) peut constituer pour eux une aide importante ». Cet « altruisme » n'est pas du goût des associations de réinsertion, dont l'une, basée à Leipzig, a déterré l'affaire, reprise ensuite par le quotidien Bild, dans son édition de jeudi. Face au tollé provoqué par l'affaire, le ministère de la justice de Hesse a, dans la foulée, publié un nouveau communiqué où il évoque un « malentendu » et assure qu'il n'y a « jamais » eu de réflexion sur un tel projet, qualifié d'« absurde ».

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