Le paiement en ligne, sur les sites sécurisés, est sûr, selon l'Observatoire de la cyberconsommation. En France, le taux de fraude est en baisse. Mais les arnaques, par le phishing ou les connexions forcées surtaxées, se développent.
« Le piratage de la carte bancaire sur Internet est un mythe ». Et pour peu que l’on ne sorte pas des sentiers battus, il est même plus sûr d’acheter en ligne que dans le « monde réel ». Dans son second rapport sur les paiements sur Internet publié jeudi, l’Observatoire de la cyberconsommation balaie les angoisses des 32% d’internautes qui craignent encore de voir leur numéro de carte bleue piraté lors d’un achat sur Internet. L’organisme d’experts indépendants précise, chiffres à l’appui, « qu’aucune interception d'un numéro de carte bancaire n'a eu lieu en France à l'occasion d'un achat sur un site marchand doté d'un espace sécurisé ». Et avance la baisse des taux de fraude lors de la vente à distance, passés à 0,086% en 2003, « grâce aux outils développés par le secteur bancaire et les prestataires », comme la e-Carte Bleue.
Hors des sites sécurisés, ceux dont l’adresse commence par https au lieu de http, l’Observatoire montre cependant moins d’assurance, et reconnaît que des menaces pèsent sur les internautes. L’escroquerie au « dialer », ces connexions forcées sur des numéros surtaxés, se développe. En 2004, l’AFUTT a recensé une croissance des victimes de 20%. Même constat pour le phishing, en forte augmentation. Les fraudeurs utilisent dans un courriel la marque, le logo ou les couleurs d’une entreprise importante afin d’inciter les internautes à leur confier des informations personnelles, bancaires notamment. D’abord principalement anglo-saxon, ce phénomène touche désormais des fournisseurs d’accès à Internet, des banques ou des géants du commerce électronique français, explique l’Observatoire de la cyberconsommation.
Pour que ces causes extérieures ne freinent pas la forte croissance du commerce électronique (+53% en 2004 selon les données de la Fevad), l’Observatoire propose une série de mesures. D'abord, sensibiliser et informer les internautes : sur le phishing, sur le danger des virus et des spywares. Ensuite, « parvenir progressivement à l’effacement du numéro de carte bancaire de tout support physique, et en particulier du récépissé conservé par le vendeur ». Enfin, dresser des gardes-fous sur la question des dialers, « pour répondre aux dérives constatées », et conduire « une réflexion plus poussée » sur les modes de micro-paiement, par sms surtaxés notamment, dont le foisonnement peut entraîner une « certaine confusion » pour l’internaute.

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Il existe des arnaques sur internet et celles ci sont proportionnelles aux vols de carte bancaire .quoi de plus simple pour un voleur de carte que de commander sur internet.La seule difficulté réside dans la livraison et elle est facilement contournable avec une boîte aux lettres provisoire dans un immeuble non surveillé.Au final c'est le commerçant qui se trouve berné ...Merci de mettre à jour votre enquête et vous constaterez que les arnaques sont plus nombreuses que vous le pensez et que les banques laissent filer car elles sont protégées comme leurs clients Brunaldos