Le portail Internet lance une offre de référencement payant et annonce qu'il va indexer les "pages invisibles" du Web accessibles via des bases de données publiques comme celles de la Bibliothèque du Congrès.
Après avoir officialisé l'abandon de la technologie de Google, Yahoo a dévoilé mardi la façon dont il entend ravir le leadership de ce dernier en matière de recherche sur Internet. Le portail Internet compte faire la différence, d'une part en proposant une indexation plus exhaustive du web, d'autre part en offrant aux entreprises de payer pour s'assurer de leur bon enregistrement dans les bases de données du moteur de recherche de Yahoo. Ces deux aspects très différents sont regroupés sous le nom de "programme d'acquisition de contenus".
Overture est chargé de gérer le volet commercial de cette proposition. Le programme d'inclusion payant de Yahoo, baptisé Site Match, donne l'assurance aux entreprises qui le souhaitent d’être rapidement inclus dans l’index des sites Internet de Yahoo Search. Et ce sans attendre que le robot chargé d'identifier les pages du web mondial ait fini de faire son tour du réseau. Ce qui lui prend entre deux et quatre semaines. D'après Yahoo, le fait de payer n'améliore pas le positionnement d'un site dans la page des résultats de la recherche. Mais il garantit une actualisation optimale du référencement. Ce service coûte entre 10 et 49 dollars par site référencé, auxquels s’ajoutent entre 15 cents et 30 cents chaque fois qu’un internaute clique sur le lien. Selon certains analystes, il pourrait rapporter 100 millions de dollars par an. Il est vrai que le portail n'aura pas à souffrir de la concurrence en ce domaine de Google. Celui-ci a toujours refusé l'indexation payante, comme preuve de l'impartialité de ses résultats.
Le volet éditorial du projet de Yahoo ! se veut lui entièrement gratuit. L’idée du groupe est de rendre accessibles des milliards de pages web contenues dans les bases de données publiques. L'accès à ces bases étant généralement protégé, on emploie souvent l'expression de "Web caché" ou "Web invisible" pour désigner les documents aux formats Internet qui s'y trouvent. Le groupe a donc passé des accords avec de nombreux organismes publics ou à but non lucratif comme la Bibliothèque du Congrès, la Radio Publique Nationale, la Cour Suprême des Etats-Unis ou des universités comme UCLA ou Northwestern pour offrir certains de leurs contenus en ligne. L'objectif étant là encore de rattraper et de dépasser Google. Celui-ci a récemment annoncé qu'il avait passé le cap des 6 milliards de documents référencés.

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