Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a défini une fourchette de lancement de la TNT conforme aux prévisions, entre décembre 2004 et mars 2005. Sa principale concurrente, la télévision par ADSL, est déjà opérationnelle.
La télévision numérique terrestre (TNT) s’accroche à son calendrier. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a fixé vendredi le lancement de la TNT entre 1er décembre 2004 et le 31 mars 2005. La date exacte, à partir de laquelle les chaînes auront un an pour commencer à émettre, ne sera communiquée que six mois à l’avance. En même temps que seront précisées les zones couvertes et le calendrier de déploiement. Lors du lancement de la TNT, environ de 35 à 40% du territoire sera couvert, sur 17 sites situés dans les 13 principales villes françaises. Le Conseil souhaite « atteindre, fin 2005, une couverture d’environ 60% de la population, étant rappelé que l’objectif final est de 85% ». Plusieurs groupes qui participent au projet, comme Pathé ou Lagardère, s’étaient manifestés pour retarder encore l’arrivée de la TNT afin de disposer d’une couverture plus importante et de toucher une audience plus large. Une demande qui n’a pas finalement été prise en compte par le Conseil.
Car le temps presse. La télévision par ADSL, présentée par ses promoteurs comme une rivale de la TNT, a fait en décembre ses premiers pas en France. Nouveau mode de diffusion de la télévision, la TNT est déjà implantée dans de nombreux pays européens, en Grande-Bretagne, en Suède, en Finlande, en Allemagne ou en Suisse notamment. Dans environ un an, elle devrait donc permettre aux foyers français d’accéder à 33 chaînes, au lieu de six actuellement. Le tout dans une qualité d’image et de son bien supérieure à la réception analogique. Pour en bénéficier, une simple antenne « râteau » suffira, mais il faudra tout de même acquérir un décodeur (environ 150 euros). La moitié des chaînes seront gratuites, les autres payantes par abonnement. Cependant, beaucoup de questions restent en suspend sur leur nature : les acteurs de la télévision numérique terrestre ne sont pas avares de rebondissements. Mercredi, le ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon prévenait Dominique Baudis, président du CSA, que le gouvernement renonçait à deux des trois chaînes préemptées par le groupe public. De quoi laisser davantage de place aux acteurs privés qui pourront récupérer deux canaux. Sur ce sujet, le Conseil est aussi amené à trancher.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.