Les épidémies de gastro-entérite, de bronchiolite et de grippe révèlent une nouvelle fois la difficile situation des services d’urgence dans les hôpitaux.
Le système de santé s’offre une nouvelle polémique. Depuis la fin de la semaine dernière, les urgences des hôpitaux parisiens sont de nouveaux saturés, en raison du début d’une épidémie de gastro-entérite, de syndromes grippaux et de bronchiolite qui touche les enfants. L’ampleur du phénomène n’a rien à voir avec la canicule de cet été, mais le ministre a, cette fois, pris les devants. D’abord en autorisant dès vendredi les préfets à déclencher si besoin le « plan blanc », qui permet de faire revenir du personnel de vacances ou de libérer des lits en reportant des interventions chirurgicales. Ensuite en appelant à une meilleure permanence des soins de ville. Le ministre de la santé a d’ailleurs, comme il l’avait fait cet été, mis en cause l’attitude des médecins généralistes, évoquant une « insuffisance des médecins impliqués dans le système de garde ». Philippe Douste-Blazy, secrétaire général de l’UMP, a de son côté plaidé pour un « plan blanc pour les généralistes ».
Les réactions n’ont pas manqué. D’une part, Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes hospitaliers de France, s’indigne : « qu’est-ce que c’est que ces pouvoirs publics qui disent : n’allez pas à l’hôpital ? Derrière ce discours se cache la volonté de ne pas donner aux hôpitaux les moyens de travailler ». D’autre part, les syndicats de médecins généralistes ont rejeté les accusations de Jean-François Mattéi. MG France a ainsi souligné le rôle important des praticiens libéraux dans « la prise en charge du début d’épidémie de grippe ou de bronchiolite ». Le syndicat des médecins de famille s’est quant à lui « étonné de la manière dont on cherche à culpabiliser une fois de plus la médecine générale ». L’affrontement par mots interposés n’empêche pas l’ensemble des acteurs de e retrouver sur un mot d’ordre : mieux articuler la médecine de ville et la médecine d’hôpital. Reste à savoir comment.

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