Les offensives de Georges W Bush contre l'acier européen ou le textile chinois ne sont pas des guerres solitaires. Tout le pays est derrière lui.
" Nous n’avons pas agi par protectionnisme ", répète l’entourage de Georges Bush en évoquant la décision prise en début de semaine de restreindre les importations de lingerie chinoise. Cette initiative " technique " ne serait que l’une des sauvegardes prévues lors de l’entrée de Pékin à l’OMC pour éviter que les produits chinois n’inondent les Etats membres. L’argument ne convaincra sans doute pas les partenaires des Etats-Unis. Les Européens continuent de juger inadmissibles les surtaxes sur l’acier imposées en mars 2002. Ils clament que le récent verdict de OMC qui condamne cette décision n’est " pas négociable " et fourbissent leurs mesures de rétorsion. Mêmes les amis australiens sont remontés: les subventions massives à l’agriculture votées l’an dernier constituent, selon eux, un obstacle au libre-échange.
Le monde a raison de s’inquiéter. Car ce n’est pas seulement Bush mais l’Amérique qui est devenue protectionniste. La campagne électorale tourne autour des emplois délocalisés en Chine ou au Brésil. Même le Ministère du travail reconnaît que 15% des 2,81 millions de postes perdus depuis l’arrivée de " W " à la présidence s’expliquent ainsi. Libres échangistes sous Clinton, les démocrates entonnent désormais le vieux refrain protectionniste. Seul l’un des neuf candidats du parti à la Maison Blanche, le sénateur Joseph Lieberman, ose encore parler des bienfaits de l’ouverture des frontières. Dans leurs tournées dans les Etats industriels du Sud, les autres exigent le ré-examen des traités de libre échange, demandent que " nos partenaires adoptent les mêmes standards sociaux et environnementaux pour que tout le monde se batte à armes égales ". La critique englobe même le haut fait de l’administration Clinton, l’ALENA (l’accord de libre échange entre Etats-Unis, Mexique et Canada) qui fêtera son dixième anniversaire en janvier. Au Congrès, certains élus démocrates prônent le retrait de l’OMC, qui ne prendrait que des " mesures arbitraires et anti-américaines ".
Dans ce contexte, les discussions qui se sont ouvertes à Miami en vue d’étendre l’ALENA à l’ensemble des pays des deux Amériques, risquent fort de ne pas aboutir comme prévu en 2004 ou d’accoucher d’un accord a minima. Tout accord un peu ambitieux supposant des concessions de part et d’autres, on voit mal " W " encourir l’accusation de léser les travailleurs américains.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.