Une nouveau scandale secoue la finance américaine, cette fois dans le secteur du marché des changes, avec 47 arrestations à la clé. Mais le "système" tient encore...
Tiens, un nouveau scandale dans la finance américaine. Cette fois ce sont 47 courtiers sur le marché des changes de New York qui sont poursuivis pour "des actes criminels ". Ils ont fait l’objet mardi d’arrestations parfois télévisées à l’occasion d’un gigantesque coup de filet organisé par le FBI. Certains appartiennent aux banques les plus réputés de Wall Street telles UBS et JP Morgan Chase mais aussi... la Société générale. Ce qu’on leur reproche ? Rien moins qu’"une variété de conduites criminelles présumées".
Concrètement, certains de ces courtiers auraient organisé des transactions dans lesquelles leurs firmes perdaient de l’argent au profit de leurs clients. Et ce bien sûr, en échange de pots de vin. Le tout constituant un véritable système de fraude et de blanchiment d’argent sale. Les accusations comprennent par ailleurs l'extorsion de fonds, la faillite frauduleuse, le trafic de stupéfiants et des infractions liées à des armes. Le montant du préjudice causé aux banques employeuses et à leurs clients n’est pas encore fixé avec précision mais la presse parle d’ores et déjà de plusieurs millions de dollars.
Le côté positif de cette affaire, c’est qu’elle finit par éclater après une enquête de 18 mois baptisée " opération fausse monnaie ", signe d’une volonté opiniâtre de la police et de la justice à sanctionner ces comportements. Le mauvais côté, c’est qu’elle survient après de nombreux autres scandales financiers qui avaient bousculé quasiment tous les secteurs… à l’exception justement du marché des changes et de ses transactions quotidiennes portant sur quelque 1200 milliards de dollars.
Après les résultats truqués des entreprises style Enron et Worldcom, la complicité des commissaires aux comptes, les conflits d’intérêts chez les banques d’affaires, les opérations frauduleuses des fonds mutuels et la gabegie à la tête de la bourse de New York voici donc les courtiers de changes escrocs. Voilà qui va mettre un peu plus la pression la SEC, le gendarme supposé de Wall Street, dont l'impuissance, voire l'aveuglement, suscitent des critiques virulentes de la part de la puissante Commission bancaire du Sénat américain. D'autant qu'on lui reproche également sa propension à négocier à l’amiable avec les délinquants en cols blancs au lieu de rechercher des sanctions, y compris d’emprisonnement.
Malgré tout, jusqu'à présent, la confiance des épargnants américains n'est pas profondément atteinte. Reste à savoir jusqu'à quand. Surtout s'ils méditent cette déclaration du procureur en charge de l'opération "fausse monnaie": "Il y a peut-être des activités légales, mais il y a beaucoup de requins dans ces eaux. Si vous voulez nager, nous dans l'application de lois, vous suggérons une période de réflexion sur la plage, avant de plonger".

Les prix de vente des logements anciens en France ont baissé de 0,4% en moyenne en septembre et de 1,1% depuis le début de l'année, selon le baromètre Seloger.com publié mercredi.
A l'exception de la Bourse de Francfort, les principales places européennes ont réussi à terminer en hausse mercredi, et à Paris le CAC 40 a pris 0,56% à 4.054,54 points, les investisseurs jouant la carte de l'optimisme avant le vote du Sénat américain sur le plan de sauvetage des banques.
La Bourse de Paris ouvre en léger rebond mercredi, dans le sillage de Wall Street avant l'examen d'une version amendée du plan Paulson dans la journée par le Sénat américain.
La Bourse de Tokyo a clôturé dans le vert mercredi, une hausse qui n'a rien d'exceptionnel cependant, l'espoir de voir enfin adopté le plan Paulson aux Etats-Unis le disputant au sentiment qu'à lui seul il ne suffira pas à étouffer la crise.
Wall Street a rebondi mardi après la journée noire qu'elle a connue la veille, les investisseurs voulant croire que Washington parviendra à relancer le plan de sauvetage des banques américaines.