Le premier moteur de recherche de la planète veut rentrer sur le marché boursier. Il viserait une capitalisation d'au moins 15 milliards de dollars.
Ce n’est pour l’instant qu’un projet, mais Google envisagerait de s’introduire en bourse au printemps 2004. Cette information, divulguée par le Financial Times vendredi, n’a cependant été confirmée par le groupe. Selon le quotidien, le directeur financier du moteur de recherche le plus connu sur la toile aurait rencontré la semaine dernière plusieurs banquiers d’investissements, afin de tâter le terrain en vue d’une éventuelle IPO. L’objectif : mettre en bourse 10 à 15% de son capital pour lever plus de 2 milliards de dollars. Ce qui équivaut à viser une capitalisation de 15 à 25 milliards de dollars.
Mais Google ne fait décidément rien comme les autres. Cette start-up, qui avait toujours fuit les marchés financiers depuis sa création en 1998, entend vendre ses actions en ligne sur Internet, sans passer par les traditionnels courtiers de Wall Street. Deux raisons expliquent cette méthode. Tout d’abord, Google veut à tout prix éviter le risque de malversations boursières comme celles qui ont entaché la réputation de groupe tel JP Morgan ou Salomon Smith Barney durant la bulle technologique. De plus, le groupe privilégierait un système de ventes aux enchères par Internet, permettant d’acquérir des titres en direct et favorisant les petits porteurs.
Cependant, cette nouvelle en a surpris plus d’un. Google apparaissait pour beaucoup comme un OVNI dans le monde de la nouvelle technologie, en refusant de rentrer en bourse. L’un de ses deux fondateurs, Larry Page, déclarait d’ailleurs en mai dernier au San Jose Mercury News : «Nous sommes plutôt bons, mais nous sommes encore loin d’être parfaits. Nous ne le serons pas avant longtemps», laissant entendre qu’une arrivée de Google sur les marchés n’était pas à l’ordre du jour. Car, à l’époque, le groupe était persuadé que ses ambitions technologiques seraient contrariées par une gestion à court terme demandée par les actionnaires.

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