A 76 ans, le milliardaire Li Ka-shing vient de racheter la société Marionnaud pour 900 millions d'euros. Une goutte d'eau pour un empire estimé à 74 milliards de dollars.
A 76 ans, Li Ka-shing, l’homme qui vient de racheter le groupe de distribution de parfums Marionnaud, est l’incarnation du « self made man ». Ainsi, le premier petit boulot du futur homme le plus fortuné d’Asie a été de vendre des gadgets en plastique dans les ruelles de Hongkong. A 20 ans, Li Ka-shing devient le PDG de la société qui le fournissait en gadgets et, deux ans plus tard, il crée sa propre entreprise. Une société de fabrication de fleurs en plastique. Une idée florissante, puisque en 1958 son capital initial de 7500 dollars s’était transformé en un pécule supérieur au million.
Fort de ce succès, « Superman », comme on le surnomme à Hongkong, décide d’investir dans l’immobilier, ce qui lui vaudra des comparaisons avec l'américain Donal Trump. Un autre succès. En 1992, il contrôle 15% de ce secteur dans l’ex-colonie britannique, capitalisant 2,83 milliards de dollars. Puis, sentant que la mondialisation développerait le transport de fret, Li Ka-shing se lance dans l’achat de ports. Dès lors sa société Hutchison Whampoa s’attaque à Rotterdam, Panama, ou bien encore Le Havre. A ce jour, son groupe est devenu le premier opérateur portuaire mondial.
Mais Li Ka-shing veut avoir plusieurs cordes à son arc. Et c’est dans les télécoms qu’il va alors jeter son dévolu, multipliant les participations dans plusieurs compagnies avant d'en céder certaines avec profit. En 1999, il vend ses 44,8% du capital d’Orange au groupe Mannesman pour près de 15 milliards de dollars. Un an plus tard, le président de Hutchison récidive et cède ses 18,4% de VoiceStream Wireless pour 9 milliards. En 2003, Hutchison 3G, la filiale téléphonie mobile du conglomérat Hutchison Whampoa, est le premier opérateur à commercialiser sur le continent européen des services utilisant l'UMTS. Il est aujourd’hui l’un des leaders en Europe et en Asie dans les portables de troisième génération.
De plus, cet entrepreneur hors-norme a su naviguer dans les eaux troubles de la politique. Peu de temps avant que Hongkong retombe sous l’égide de Pékin (1997), la Chine a souhaité reprendre contact avec la colonie qui lui serait bientôt rétrocédée. Ainsi, Li Ka-shing, apprécié par Deng Xioping, le numéro un chinois d’alors, a été choisi pour faire l’intermédiaire entre la Chine communiste et Hongkong, porte d’entrée du capitalisme.
Au fil des années, Li Ka-shing est devenu incontournable. Ses sociétés Cheung Kong Holdings et Hutchison Whampoa sont présentes dans une quarantaine de pays. Immobilier, télécoms, le géant chinois est aussi présent dans les produits de beauté, dans l’aviation (contrôlant Air Canada), et dans les services. Sur le marché, sa valeur est évaluée à 74 milliards de dollars, soit plus de 11% de la capitalisation totale de la Bourse de Hongkong. Une réussite spectaculaire qui n’a pas échappé au magazine Asiaweek. En 2000, le journal hongkongais a estimé que le pouvoir de Li Ka-shing dépassé celui de Jiang Zemin, le président chinois de l’époque.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.