la filiale musicale de Time Warner vient d’accorder sa préférence pour examiner l’offre soumise par le tandem Edgar Bronfman/Haim Saban. EMI semble hors de la course.
Après que Sony et BMG eurent annoncé leur fusion, d’aucuns escomptaient une nouvelle méga-concentration dans l’univers des Majors, via le rapprochement entre Warner et EMI. Las ! Celui-ci n’aura pas lieu. Du moins pour l’instant. Car la filiale musicale de Time Warner vient d’accorder sa préférence pour examiner l’offre concurrente, celle soumise par le tandem Edgar Bronfman/Haim Saban. Pour l’heure, cependant, rien n’a encore été conclu entre les deux parties. L’accord, s’il devait avoir lieu, est attendu d’ici la fin du week-end ou au tout début de semaine.
Dans le détail, Edgar Bronfman, l’ancien patron d’Universal, la première maison de disques du monde, et Haim Saban, le milliardaire d’origine israélienne un temps tenté par KirchMedia, mettraient 2,5 milliards de dollars sur la table. Ce qui sur le papier demeure moins intéressant que les 2,8 milliards, dont 1 en cash, proposé par EMI. Seulement, la solution Bronfman/Saban offre l’incomparable mérite d’être inattaquable aux yeux de l’Antitrust. Alors que la piste EMI pouvait être à nouveau retoquée comme elle l’avait été il y a trois ans.

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