Lagardère annonce qu'il va "répondre à certains des arguments" adressés par la Commission européenne contre son projet de rachat d'Editis (ex-VUP).
Réagir vite et fort. Pour rassurer ses actionnaires et préparer son « grand oral » décisif du début décembre. Pour Lagardère, il y a urgence après que Bruxelles lui a adressé officiellement ses griefs concernant le rachat d’Editis (ex-VUP), l’ancien pôle édition de Vivendi Universal, et alors que des fuites se multiplient dans la presse. Lagardère a donc riposté par communiqué interposé, jugeant que les services de la Concurrence de Mario Monti avaient procédé à un examen « précis, sans équivoque ni indulgence des points litigieux qui posent un certain nombre de problèmes depuis le début de la procédure jusqu’à aujourd’hui ». Il lui faut à présent décortiquer point par point les remontrances de l’Antitrust consignées dans un document touffu de quelque 240 pages, avant de soumettre par écrit ses arguments et ses propositions d’ici une dizaine de jours, puis de les défendre en séance dans un peu plus d’un mois. L’arbitrage ultime de l’UE étant fixé au 13 janvier.
Sur le fond, Hachette/Lagardère cherche surtout à éviter le charcutage de l'ex VUP, alors que les spéculations de tous ordres sur le nouveau périmètre de ce géant du papier ne cesse d’enflammer depuis plusieurs mois le petit milieu de l’édition. Concrètement, en l’état actuel des choses et sur la foi d’une reprise d’Editis à 100%, Lagardère serait en situation de position dominante dans un certain nombre de créneaux, dont celui stratégique du livre scolaire (82% de parts de marché prévisionnelles et 98% dans les dictionnaires) et de la distribution (60%). Pour ce dernier, il semblerait que le groupe souhaite maintenir une concurrence entre sa filiale Hachette Livre et Editis. Or, c’est précisément sur ce point que la Commission aurait exprimé ses plus grandes réserves. Pour le segment du livre scolaire, il va sans dire que l’Etat, plus encore peut être que Bruxelles, suit le dossier de très près avec l’idée de parvenir à une solution « nationale ». En clair, qu’un repreneur français – Albin Michel ? Bayard ? – se manifeste plutôt qu’un groupe étranger. De quoi inciter alors Lagardère a faire monter les enchères pour prix de la cession de ce joyau qui comprend les maisons Larousse, Le Robert, Nathan et Bordas. A Paris, le titre Lagardère montait de plus de 2,5% mercredi.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
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L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
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