Soumise depuis des semaines à la fronde d'actionnaires contestataires qui demandent sa démission, la direction d'Eurotunnel a contre-attaqué mardi en présentant une stratégie censée rétablir la confiance.
Soumise depuis des semaines à la fronde d’actionnaires contestataires qui demandent sa démission, la direction d’Eurotunnel a contre-attaqué mardi en présentant une stratégie censée rétablir la confiance. Le directeur exécutif Richard Shirefs a ainsi annoncé son intention de devenir « au début 2005 » un transporteur de marchandises par le rail. Seule condition : obtenir une licence d’opérateur de fret, dont la demande a été déposée auprès du gouvernement français en mars 2003. L’idée étant d’alimenter le trafic transmanche d’Eurotunnel, dont le volume est décevant, en allant chercher directement le fret en Italie et Allemagne. Autrement dit : de tracter des trains à travers la France en concurrençant la SNCF, pourtant un de ses principaux clients. Montant de l’investissement: « quelques dizaines de millions d’euros », selon Richard Shirefs. Ce qui inclut notamment la construction d’un terminal de transbordement à grand gabarit en Angleterre.
Il n’est toutefois pas sûr que ce projet suffise a désamorcer la méfiance des 720.000 actionnaires individuels d’Eurotunnel, désabusés par un titre qui se maintient désespérément au dessous de 1 euro. Au cœur de la grogne demeure en effet la gestion de la dette qui s’élève encore à 9,6 milliards d’euros. Richard Shirefs a beau rappeler qu’elle a été réduite de 1,6 milliard d’euros depuis 1998 – dont 63 millions gagnés au troisième trimestre malgré un chiffre d’affaires en baisse de 6% - la direction se trouve toujours soupçonnée d’être sous la coupe des banques créancières. Et ce n’est pas l’annonce que le groupe « sera amené » en 2005 à convertir en actions des crédits bancaires représentant 14% du capital qui va inverser la tendance. Cela dit Richard Shirefs indique qu’il est encore possible de procéder à des refinancements substantiels de la dette sur une base de plus long terme.
Le directeur exécutif d’Eurotunnel s’en est enfin pris à l’éditeur de publications boursière Nicolas Miguet qui mène l’offensive contre la direction avec l’association des actionnaires d’Eurotunnel (Adacte) et le financier François Gontier. Déclarant détenir des pouvoirs représentant 14% du capital, ces derniers ont demandé la convocation d’une assemblée générale afin de renverser la direction. Une demande que cette dernière a refusé en arguant que les contestataires n'ont "ni projet alternatif" réaliste "ni conseil d’administration alternatif". Et Richard Shirefs de dénoncer les "motifs peu clairs" de Nicolas Miguet, au passé contesté, ainsi que "la simplification à outrance de la position d’Eurotunnel propre à tromper les actionnaires". Le tout sur fond d'enquête de la COB qui s’est penchée sur le dossier, suite au volume important d'échanges sur le titre. Reste que c’est probablement la justice, qui, saisie par Nicolas Miguet et ses alliés, pourrait dès cette semaine décider de la convocation d’une AG des actionnaires.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.