Pour calmer le jeu, Dominique de Villepin a tranché en faveur d'un nouveau montage financier : la SNCM devrait être contrôlée à 30% par Veolia et à 40% par Walter Butler. L'Etat se maintiendra à 25%. Enfin, 5% iront aux salariés.
Dix jours de conflit, ça suffit. C'est ce qu'a dû estimer Dominique de Villepin pour s'impliquer personnellement dans le dossier miné de la SNCM. Au cours de son quatrième point presse mensuel, le Premier ministre a donc décidé de changer la donne en proposant un nouveau montage financier à même d'assurer la pérennité du transporteur public maritime en difficulté : « Je veux sauver cette entreprise (...) Nous sommes arrivés à une solution, la meilleure solution que l'Etat puisse proposer dans les circonstances actuelles ».
Selon la mouture présentée par l'hôte de Matignon, l'Etat restera présent à hauteur de 25%; Connex, la filiale transport de Veolia Environnement, prendra, elle, 30%. Walter Butler, le fonds pressenti pour racheter en totalité la SNCM, se contentera en revanche de 40%. Enfin, le solde de 5% sera proposé aux salariés de la société. Dans le détail, l'opération se déroulera en deux temps : Walter Butler prendra d'abord 70% puis rétrocèdera 30% à Connex.
Au final, en cas de validation définitive de cette option - "l'ultime" selon Dominique Perben, le ministre des Transports - la situation aura donc changé du tout au tout. Primo, un opérateur industriel reprend les commandes de la SNCM en lieu et place d'un financier pur et dur. Secundo, l'Etat manifeste clairement son intention de peser dans l'avenir de la compagnie. Initialement, la SNCM devait être privatisée à 100%, avant que les pouvoirs publics n'opèrent un premier revirement en évoquant un maintien aux alentours de 10 à 15%. Enfin, Connex faisait partie des prétendants à la reprise avant l'été, mais avait été écartée en raison de son offre partielle. Or, à l'époque, le gouvernement ne jurait que par un rachat global.
A charge maintenant pour le ministre de tutelle de présenter jeudi après-midi à Marseille ce dernier dispositif à l'ensemble du personnel. La CGT, par la voix du secrétaire des marins, a d'ores et déjà stigmatisé le « désengagement de l'Etat ». L'homme appelle par ailleurs à un cortège en direction de la préfecture vers 16 heures. En attendant, sur le front, le trafic est toujours paralysé. Tous les ports corses sont bloqués. Ce qui a conduit les transporteurs concurrents, Corsica Ferries et CMN, à devoir interrompre leurs liaisons avec l'île de beauté.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
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