"La société de la surveillance est devenue réalité sans que nous n'y prenions garde" : tel est le constat effectué par un rapport britannique publié jeudi, qui dresse un portrait quasi orwellien du pays.
« La société de la surveillance est devenue réalité sans que nous n’y prenions garde » : tel est le constat effectué par un rapport britannique, rédigé par les universitaires du Surveillance Studies network et remis jeudi à Richard Thomas, directeur de la Commission pour l’information, l’équivalent de la CNIL à Londres. Ce document décrit un pays quasi orwellien, où des « caméras vidéos nous observent en permanence, dans les immeubles et les rues commerçantes, sur la route et dans les quartiers résidentiels ». De fait, la Grande Bretagne est le pays qui compte le plus de caméras vidéos : 4,2 millions exactement, soit une pour quatorze habitants. Mais ces dernières ne seraient que la partie émergée de l’iceberg, selon les auteurs du rapport qui observent que les comportements de la population sont de plus en plus observés, analysés, enregistrés. Ils citent notamment la collecte des données à des fins commerciales, via les cartes de crédit, cartes de fidélité et téléphones mobiles. Ils soulignent aussi que les services de renseignement « ont accès à la façon dont nous nous servons du téléphone, du courrier électronique et d’Internet et peuvent effectuer une recherche à partir de mots et de phrases clés ». Et rappellent que « nous sommes constamment invités à nous identifier, que ce soit pour recevoir des allocations sociales, des soins de santé, etc. ».
L'un des problèmes principaux, selon les auteurs, réside notamment dans le « détournement de l’utilisation », c’est à dire quand « les données personnelles collectées et utilisées dans un but unique sont réutilisées ailleurs ». Et de citer le cas des cartes de transport Oyster à Londres : les données commerciales des transports en commun sont selon eux « de plus en plus utilisées par les services de police dans le cadre de leurs enquêtes ». Le rapport précise que la majeure partie des techniques de surveillance sont automatisées et hors de la vue des personnes qui les subissent. Il prévoit que cette observation étroite de la population, qui fait déjà de la Grande-Bretagne le pays le plus surveillé de la planète, va aller croissante dans les dix années à venir, et dénonce l'avènement d'un « climat de suspicion » au sein de la société. Cette dernière finit par développer selon eux un véritable « tri » entre ses membres, qui depuis les attentats du 11 septembre a par exemple « entraîné un profilage grossier de certains groupes, surtout des musulmans, qui a débouché sur des désagréments, des difficultés et parfois des tortures ». Conséquence, la société « met l'accent sur l'exclusion des éléments indésirables » et la discrimination s'accentue.

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.
Allez directement sur le site www.privacyconference2006.co.uk (section documents) pour une version française qui sera un poil plus digérable...
Tomber directement ds l'univers de G Orwell fait, faisait bizarre. Le danger, c'est la norme, ce qui est normal. Et petit à petit, très petit à petit, on passe des caps, des niveaux. Il semble aujourd'hui que la seule différence soit le respect de la liberté individuelle. Orwell montrait des systèmes de surveillance et d'obligation dans le sacro saint domicile personnel. L'intrusion symbolique, économique (pub TV, marketing postal) se sont développés. La limite de l'intrusion physique sera un jour -très prochain- dépassée. Le dangeureux, c'est que c'est TOUJOURS avec la meileure intention du monde, du moins officiellement. Nous allons, nous sommes dans une société de plus en plus policère et policée. Cet article montre ces évolutions. Une étude, neutre, large sur les évolutions et les projections seraient aussi souhaitable qu'insdispensable. Toutefois, ce n'est pas tant les caméras qu'il convient de mettre en cause que notre société qui, ne trouvant pas, plus de sens dans sa dimension sociétale, politique, n'a d'autre choix que de régir, régler, réglementer de + en + fermement (fortement) ce qui dérange l'ordre établis.