En Allemagne comme en France, la rédaction d'histoires d'entreprises est à la mode. Pour les entreprises, une manière d'assumer son passé, d'accompagner une fusion ou encore de marquer un anniversaire, dans tous les cas de renforcer son identité.
"A la fin de mes études, il n'y avait pas de poste à l'université. Je ne voulais pas enseigner au lycée. J'ai pensé aux entreprises. Elles ont une histoire, de l'argent et les dirigeants s'intéressent de plus en plus au passé de leur société, pour des raisons personnelles ou parce qu'ils désirent renforcer leur culture d'entreprise" explique Dirk Reder, co-fondateur du Geschichtsbüro (bureau d'histoire) à Cologne. Sa spécialité : la rédaction d'histoires d'entreprises, de marques ou de logos : "Après une évaluation des sources existantes et une définition commune du projet, nous établissons une histoire détaillée de l'entreprise pour un tarif de 400 euros par jour", explique M. Reder. En Allemagne, où le passé nazi impose un vrai devoir de mémoire aux entreprises, le Geschichtsbüro n'est pas le seul sur ce créneau. Une bonne dizaine d'agences dont Facts and Files, Vergangenheitsagentur ou Historymarketing, proposent un éventail de services historiques qui va de la véritable étude scientifique à l'organisation d'événements : "Avec la mondialisation et le renforcement de la concurrence économique, les entreprises ont intérêt à souligner leur différence et renforcer leur identité. Pour une entreprise qui désire mettre en confiance, présenter son histoire, c'est souvent plus authentique qu'un slogan publicitaire", estime Dirk Reder.
En France aussi, où le devoir de mémoire n'est pas ressenti comme un impératif, la tendance est perceptible : "L'histoire d'entreprise, par écrit ou en film, est souvent utilisée comme un outil de communication interne à destination du personnel et des investisseurs au moment d'un anniversaire, après une fusion ou un rachat. C'est idéal pour faciliter l'intégration et la rencontre de deux entités différentes", explique Olivier Dussausse, de la société Histoire d'Entreprise, un prestataire de services qui réunit production multimédia et consultants en histoire. Bien sûr, tous les secteurs ne sont pas concernés de la même façon : "L'intérêt d'une entreprise pour son histoire dépend fortement de son activité et de l'intérêt de relier son nom aux notions de patrimoine et de continuité. C'est valable dans le domaine industriel ou le secteur du goût mais peut-être moins dans l'assurance", explique Delphine Pinel, directrice associée d'Angie, 2ème agence française d'édition d'entreprise : "Bien sûr, en ces temps difficiles, cela rassure aussi les salariés de savoir que leur entreprise existe depuis 50 ans".

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.