Que se passerait-il demain si les Chinois consommaient comme les Américains? La planète n'y survivra pas. Paradoxalement, c'est peut être le développement ultra-rapide la Chine qui incitera les pays industrialisés à se développer autrement. Il y a péril en la demeure.
Ce n'est pas juste une ode supplémentaire au nécessaire besoin d'un développement durable. Cette fois, le cri d'alarme est suffisamment sérieux pour que son auteur, Lester R. Brown, obtienne une tribune lors du prochain forum économique mondial de Davos, fin janvier. Le message? Il faut trouver une nouvelle voie de développement économique, car la Terre ne survivra pas à l'actuelle. Le propos n'est certes pas nouveau, mais les projections chiffrées réalisées par le président de l'Earth Policy Institute de Washington font froid dans le dos.
Pétrole excepté, la Chine est déjà aujourd'hui plus gourmande en matière primaire – céréales, viande, charbon, etc. - que les Etats-Unis. Elle consomme, par exemple, deux fois plus d'acier que les Etats-Unis, alors qu'elle n'en est qu'au début de son développement. Et ceci alors qu'on ne raisonne qu'en consommation globale. Que se passera-t-il demain si chaque Chinois consomme autant qu'un Américain ? La Chine absorberait les deux-tiers de la production mondiale de céréales. La surface bétonnée pour les routes, autoroutes et parkings nécessaires à son milliard de voitures équivaudrait aux surfaces rizicoles actuelles. Et la consommation de papier représenterait deux fois la production mondiale actuelle, autant dire de nombreuses forêts décimées… "Les Chinois commencent à reconnaître qu'ils doivent procéder à des modifications, mais ils ne sont pas encore allés jusqu'à dire en public que le modèle occidental ne marchera pas chez eux" note Lester Brown.
Mais ce n'est pas la Chine qui est en faute. C'est le modèle de croissance économique occidental, dont s'inspirent les pays en voie de développement. Et ce modèle – centré sur l'automobile, la consommation d'énergie fossile et le gaspillage – ne peut plus fonctionner non plus pour les nations industrialisées. Paradoxalement, "La Chine nous aide à voir que les jours du vieux modèle économique sont comptés", conclut Lester Brown. Le plan A est mort.
Le monde a donc besoin d'un plan B pour continuer son développement économique autrement. Or la plupart des solutions sont à portée de main. "A peu près tout ce dont nous avons besoin pour construire une économie compatible avec le progrès est déjà fait dans un ou plusieurs pays". Et l'institut de citer les fermes éoliennes en Europe, les toits solaires au Japon, la reforestation en Corée du Sud, les moyens de transports non-polluants. Ne manque qu'un ingrédient de taille : la volonté politique. Reste à espérer que les décideurs de Davos entendront l'urgence.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.