La bourse du dioxyde de carbone a ouvert vendredi matin à Paris. Le marché sera géré par Powernext, la bourse française de l'électricité. Le marché européen des droits à polluer est estimé à 20 milliards d'euros.
Fruit d'une directive de Bruxelles d'octobre 2003, la bourse du dioxyde de carbone a ouvert vendredi matin à Paris. Il s'agit en fait d'une plate-forme d'échanges de « droits à polluer ». Dans le cadre du protocole de Kyoto en effet, 6,5 milliards de tonnes de CO2 ont été attribués à 11.500 sites industriels européens, dans l'énergie, la pétrochimie, la papeterie, ou encore la sidérurgie. Certaines entreprises voudront outrepasser les quotas qui leur ont été imposés. D'autres, ayant par exemple investi dans une technologie propre, n'utiliseront pas tous les droits qui leur ont été accordés, et pourront vendre aux premières leurs droits d'émission. Le tout sans conséquence néfaste supplémentaire sur l'atmosphère, le niveau général de pollution restant inchangé. Le marché sera géré par Powernext, la bourse française de l'électricité. Il ne s'agit pas d'un hasard. Les électriciens seront sans doute parmi les plus actifs dans le domaine.
Powernext Carbon n'est pas le premier marché de ce type sur le continent. La Norvège, qui n'est pas membre de l'UE mais s'est associée au système, l'Allemagne et la Grande-Bretagne disposent déjà, depuis le début de l'année, d'un tel dispositif. Cependant, seules Paris et Leipzig, Outre-Rhin, opèrent au comptant, les autres étant des marchés à terme. Complémentaires, les places de Paris et Londres ont d'ailleurs annoncé vendredi un accord de coopération en vue de "permettre la création d'une bourse européenne (des gaz à effets de serre) de premier plan". Depuis janvier, plus de 70 millions de tonnes de CO2 ont été échangées sur le Vieux continent, pour 900 millions d'euros, d'après le cabinet norvégien Point Carbon. Mais la plupart des transactions ont eu lieu via des courtiers, et non via les places financières qui émergent à peine. Le marché est évalué à 20 milliards d'euros par an à l'échelle du continent, ce qui représente une semaine de CAC 40, selon plusieurs experts.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.