L'ancien commissaire européen néerlandais Frits Bolkestein, auteur de la directive sur les services qui porte son nom, devenue l'emblème des tenants du "non" au référendum du 29 mai, a fait un voyage-éclair à Paris mardi et mercredi, pour défendre à la fois son nom et sa directive. Ce texte est soudain devenue le symbole des risques du libéralisme européen effréné. Au point que Jacques Chirac a pesé de tout son poids au dernier sommet européen de Bruxelles, fin mars, pour obtenir sa remise à plat du texte. Ulcéré de voir son projet régulièrement baptisé par ses détracteurs de "directive Frankenstein", l'ancien commissaire a décidé de venir à Paris tout seul pour défendre son nom et son texte. L'ancien commissaire s'est fait aider par ses compatriotes journalistes à Paris pour prendre langue avec la presse, a loué une chambre d'hôtel pour mardi soir, et s'est jeté dans un marathon d'interviews, dont une conférence de presse qui a réuni une centaine de journaliste au centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE), dans la maison de Radio-France.
M. Bolkestein a expliqué que son nom se prononce "Bolkestenne". "Je ne suis pas un loup-garou, encore moins Frankenstein", a-t-il dit en excellent français, mais "si on m'attaque, je me défends". L'ex-commissaire jugerait "inouï" que son texte soit complètement retiré, dans la mesure où il applique une des quatre libertés de circulation fondamentales du traité de Rome. Il a tenté de convaincre que le principe très controversé du "pays d'origine", selon lequel un prestataire de services ne doit être soumis qu'à la loi du pays dans lequel il est établi, ne constitue pas un risque de "dumping social". Reprenant à l'envi, parfois avec humour, l'exemple du "plombier polonais" ou de la "nounou tchèque" censés effrayer leurs équivalents français, M. Bolkestein a rappelé que la directive, qui régira 50% de l'économie européenne, ne concernerait que les travailleurs indépendants, ceux-ci tombant dans le cadre de la loi du pays d'accueil s'ils y créent une entreprise. Il s'est étonné de l'opposition de la France, quatrième exportateur de services du monde, "qui a tout à gagner" selon lui avec cette directive. Il a cité des études aux Pays-Bas et au Danemark qui montrerait un impact favorable à la croissance et à l'emploi.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.