Le protectionnisme revient sur le devant de la scène. Invité à prendre la parole à l'ouverture de la conférence sur l'emploi, Emmanuel Todd a défendu les vertus d'un concept qui a plutôt mauvaise presse, que ce soit à droite ou à gauche. L'historien et démographe, inventeur de la « fracture sociale » qui avait permis la victoire de Jacques Chirac à la présidentielle de 1995, a assuré que « le système économique mondial tend à asphyxier la société française » et il a expliqué que « le protectionnisme est la seule conception possible ». Il a toutefois aussitôt ajouté que « la seule bonne échelle d'application est l'Europe ». Emmanuel Todd a invité les responsables politiques à engager au plus vite des discussion avec l'Allemagne à ce sujet, pour leur expliquer qu'un « espace de 450 millions d'habitants, dans lequel on pourrait faire remonter les salaires et donc la demande intérieure, serait un projet tout à fait acceptable ».
Hasard du calendrier, ces déclarations iconoclastes sont tombées le jour même où Christine Lagarde, ministre déléguée au commerce extérieur, mettait en place un groupe de réflexion sur la mondialisation, considérée par sept Français sur dix comme une menace, selon un récent sondage. Présidé par Pascal Morand, président de l'école de commerce ESCP-EAP, il sera composé de personnalités comme l'économiste Christian de Boissieu, le président de Schneider Henri Lachmann ou encore la patronne de l'agence de notation sociale Vigeo, Nicole Notat. Son but, plus « politiquement correct » que celui d'Emmanuel Todd : formuler des recommandations pour parvenir à une « mondialisation responsable, loyale et durable ». Ce devrait être chose faite d'ici mars 2007. Parmi les pistes envisagées, la création d'un fonds d'ajustement pour faciliter la reconversion des salariés des secteurs touchés par la concurrence internationale.

Interview exclusive de Ron Garriques, président de la division grand public de Dell, sur la priorité donnée à cette activité, les ambitions en terme de produits et les conséquences sur la distribution et l'appareil de production.
La France s'engage dans la réforme des tarifs du mobile. Le nouveau modèle pourrait conduire, à terme, à facturer la réception des appels. Décryptage.
Ce jeune studio de création a développé une technologie qui simplifie le travail des développeurs. Et il entend bien profiter du bouleversement provoqué par Apple et son iPhone dans le monde de la distribution.
Sonnés par le ralentissement économique, les cinq principaux marchés automobiles européens ont tous ensemble enregistré des baisses des ventes spectaculaires en août. Seule la France résiste encore avec un recul de 7%.
Un rapport remis jeudi au gouvernement dresse le premier bilan de la VAE – la validation des acquis de l'expérience –, six ans après sa création. Le point sur ce dispositif de formation professionnelle très décrié avec Vincent Merle, expert au CNAM, à l'origine du projet de loi fondateur de 2002 au cabinet de Nicole Péry.
Le nouveau jeu du créateur des Sims est sorti jeudi en France. Une aubaine pour Electronic Arts, qui prévoit des millions de ventes. Retour sur un succès annoncé de longue date.
Todd a raison, il exprime ses idées depuis longtemps.(Re)lisez "l'illusion économique, essai sur la stagnation des sociétés développées" et vous comprendrez le bien fondé du protectionisme. Emmanuel Todd rejoint les travaux particulièrement intéressants de Maurice Allais, prix Nobel d'Economie, lequel a démontré que le chomage en Europe est en corrélation étroite avec le développement des importations de produits manufacturés Européenne depuis 1973.
tout le monde s'accorde a reconnaitre que le protectionnisme institué a l'echelle du marcher intégré ne peut etre que bénéfique a notre économie .l'euro en est une preuve, aprés les parités et le système de flottement des monais d'avant lui qui etai précursseur de mastrich . l'euro fort parrait aux yeux de certains( je ne dirais pas économistes ), etre la bete du loock ness .il faut quand meme se posee une question qui me parrait fondamentale, pourquoi le dollars fort a permis aux états unis d'exportait son inflation monétaire pendant des décénnies,en en fesant la marque de l'impérialisme le plus convaincant des états unis d'amerique pourquoi l'euro ne serait il pas le meme instrument de prospérité monétaire génératrice de prospérité économique .je suis un simple citoyen n'ayant fait aucunes études de quoi que ce soit donc j'ignore le système de la banque centrale européenne en ce qui concerne la mise sur ( le marcher de notre monais l'euro bien enttendu )mais il est une évidence qui me semble couler de source la confiance en une monais est prépondérente hors le monde économique a de plus en plus confiance en l'euro bien que l'intégration de celui-ci ne soit encore égal a ce qu'est celle des vingt sept .donc au dela du protectionnisme a mettre en place au niveau européen il faut se servir du monétarisme pour atteindre certains objectifs, certains déficits budgetaires ne devant pas etre un obstacle insurmontable . telle est ma conviction , aux monaitaristes et aux économistes de mettre en oeuvre le système .
C'est important de lutter contre les idées reçues. En matière économique on s'interdit toute réflexion sur les fondements des politiques. La croissance,le développement durable, l'emploi, le pouvoir d'achat doivent rester les ojectifs majeurs. Le cadre européen peut favoriser une relance dynamique et une politique industrielle. Pour cela l'Europe doit changer. Aujoud'hui c'est une passoire qui favorise la mondialisation capitaliste. Elle peut être un espace de coopérations entre Etats et déployer des fonds d'ajustement au profits de ses membres les plus en difficulté. La BCE doit agir pour la croissance et redevenir sous la tutelle des gouvernements. Une politique de change doit permettre à l'euro de favoriser le commerce avec les pays tiers (en refusant la politique de l'euro fort). Aura-t-on la volonté d'inverser le cours des choses? La logique qui préside c'est plutôt celle du moins disant social et fiscal et du libre échange. E Tood a le grand mérite de relancer ce débat. Dans quelle mesure peut -t-on donc protéger le marché intérieur européen et réorienter l'Europe?