Ils contestent la mise en oeuvre de la stratégie d'allègement de leur dette, ainsi que la stratégie anti corruption mise en oeuvre par Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale.
Alors que la Banque mondiale et le FMI s'apprêtent à tenir, mardi à Singapour, leur assemblée annuelle, les pays pauvres contestent de plus en plus leur politique. Dans le collimateur, la façon dont les deux institutions multilatérales mettent en œuvre le programme d'allègement de la dette, décidé l'an dernier. Les ministres des finances des pays pauvres très endettés, un groupe informel qui regroupe les nations bénéficiant de l'initiative, regrettent notamment que la Banque mondiale ait fixé à décembre 2003 la date butoir pour l'éligibilité au programme. Or l'allègement de la dette n'est entrée en vigueur que le 1er juillet dernier, ce qui signifie que l'endettement accumulé entre les deux dates n'est pas concerné.
De plus, avec l'étalement du programme sur de nombreuses années, les économies restent modestes. Ainsi, le Ghana a certes bénéficié d'un allègement total de 4 milliards, mais sur 40 ans. Du coup, le pays n'épargnera que 28 millions de dollars en 2006, ce qui aura un impact minime sur son développement. Plus globalement, les pays pauvres regrettent que la Banque mondiale et le FMI imposent des conditions très strictes sur la manière dont les fonds dégagés par le programme doivent être utilisés. Ils déplorent aussi le fait que les critères pour obtenir des allègements supplémentaires soient trop sévères. Or, comme l'a rappelé le ministre des finances du Niger, « il ne faut pas se faire d'illusions : même si on annule la totalité de la dette, il faudra des ressources additionnelles pour financer le développement ».
L'aversion des pays pauvres à une trop grande ingérence dans leurs affaires intérieure est aussi palpable dans les tensions qui ont accueilli le plan anti-corruption de Paul Wolfowitz, le président de la Banque mondiale. Ce dernier, en poste depuis quinze mois, a fait de ce sujet sa priorité et souhaite refuser les aides aux pays qui présentent un risque important que l'argent aille « dans les poches et les comptes en banque des dirigeants », plutôt qu'aux populations dans le besoin. Ainsi, des programmes destinés au Congo ou à l'Inde ont déjà été gelés.
Les pays en développement n'apprécient pas d'être montrés du doigt. Le président de la Banque centrale du Brésil a par exemple rappelé que « le développement ne peut être imposé à un pays, mais doit être réalisé par un pays ». Et le ministre chinois des finances a appelé l'institution multilatérale à ne pas « politiser » ses activités. Même les pays développés ont mis un bémol à la frénésie anti-dessous de table de Wolfowitz. Ainsi, Thierry Breton, ministre français de l'économie, a prévenu que « la tentation de se retirer, même partiellement, n'est pas le bon chemin pour s'attaquer aux problèmes de corruption ». Instance dirigeante de la Banque, le comité de développement a finalement insisté dimanche sur « l'importance de la surveillance par le conseil d'administration de cette stratégie lorsqu'elle sera développée et mise en œuvre » pour tenter de faire passer la pilule.

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.