L'Autorité de régulation des télécommunications vient d'autoriser les opérateurs à expérimenter le READSL2. Une technique qui permet d'apporter l'ADSL à des habitations jusque-là trop éloignées d'un central téléphonique.
L’extension de l’Internet haut débit pourraît connaître un nouveau coup de pouce. L’Autorité de régulation des télécommunications (ART) vient en effet d’autoriser les opérateurs à mettre en oeuvre le READSL2 (Reach-extended ADSL2). Cette nouvelle technologie, qui se présente comme une évolution de l’ADSL, présente l’avantage d’augmenter la zone de couverture d’environ 37% par rapport à l’ADSL « classique ». Alors qu’aujourd’hui le signal émis à partir du central téléphonique atteint ses limites à trois kilomètres, le nouveau système permettra d’augmenter d’environs deux kilomètres la zone de couverture. Couplé à l’ADSL2+ qui permet de doper le débit au départ du point téléphonique central, le READSL2 assurera un débit de 512kbits/s aux abonnés éligibles les plus éloignés.
Au 31 décembre 2004, 10% des français n’avaient pas accès au haut débit. Cette proportion pourrait donc se réduire si les opérateurs téléphoniques se lancent dans des investissements. Car la rédution de la fracture numérique a un coût élevé. « Les 10% restants reviennent aussi cher que les 90 % déjà réalisés », précise-t-on à l’ART qui ne donne aucun objectif chiffré sur le nombre de personnes qui pourraient bénéficier du READSL2. La balle est en effet pour l’essentiel dans le camp des opérateurs. Mais tous ne devraient pas se précipiter. Si France Telecom a déjà commencé ses premiers investissements, Cegetel ne prévoit pas de nouvelles installations "dans l’immédiat". Pour cet opérateur, qui intervient surtout dans des espaces densément peuplés, l’intérêt est moindre. "Tous nos éléments sont compatibles avec cette technologie, mais elle n’est pas encore ouverte", précise l’opérateur. D'autres solutions existent par ailleurs pour résorber ces "zones blanches". Le satellite, le Wi-Fi, le WiMax, la ligne électrique, parfois utilisés en couple, ont déjà fait ou vont prochainement faire l'objet d'expérimentations en France.

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