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La danse du sabre d'Uma Thurman

Renaud Baronian -  01/12/2003  - L'Expansion 
 
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Dans quelques années, on parlera certainement de Kill Bill comme de la quintessence du cinéma de Quentin Tarantino, de sa pièce maîtresse. Car tout son cinéma est là, à la puissance 10, en commençant par l'histoire : la vengeance d'une jeune mariée (Uma Thurman) dont l'entourage a été massacré le jour de ses noces et laissée pour morte. Ce sont ses anciens partenaires, les « Vipères assassines », qui ont fait le coup. Sortant du coma des années plus tard, elle va entreprendre d'éliminer méthodiquement les assassins. La violence est au menu, comme toujours chez le réalisateur. Toutefois, les hectolitres d'hémoglobine jaillissant tels des geysers nous rappellent que tout cela n'est pas bien sérieux.

Mais Kill Bill, c'est surtout un hommage aux films de genre : les polars noirs, les séries B des années 70, les films japonais de yakusas, et même les mangas. Car, grâce à un joli budget (55 millions de dollars), on voyage beaucoup dans Kill Bill, la belle Uma n'hésitant pas à filer à Tokyo pour dégommer une des anciennes Vipères, tandis que le réalisateur en profite pour nous offrir une séquence de dessin animé spécialement fabriquée au Japon. Enfin, le jeune prodige achève ici un concept entamé dans Pulp Fiction et poursuivi dans Jackie Brown : ses héroïnes sont des femmes, des battantes, bien plus puissantes que les mâles dans les combats au poing ou à l'arme blanche.

Tarantino avoue avoir conçu le projet comme un seul film, mais dit s'être aperçu à l'écriture, puis au tournage, de sa trop longue durée. Du coup, la première partie s'achève sur un suspense insoutenable. Pour la suite, il faudra attendre mars 2004.

« Kill Bill », volume 1, de Quentin Tarantino, avec Uma Thurman, Lucy Liu et Daryl Hannah. Sortie le 26 novembre.

 
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